RESTEZ CONNECTÉ

ACTUALITÉ

Sahel : un haut responsable de l’Union africaine appelle à «explorer le dialogue avec les extrémistes»

Avatar

Publié

le

Un haut responsable de l’Union africaine (UA), Smaïl Chergui, appelle à «explorer le dialogue avec les extrémistes» pour faire taire les armes dans le Sahel, après huit ans de crise sans issue en vue.

«Le terrorisme et les violences entre communautés persistent et la menace s’étend en Afrique de l’Ouest», souligne M. Chergui, commissaire de l’UA à la paix et la sécurité, dans une tribune parue mercredi 14 octobre dans le quotidien suisse Le Temps.

Cette déclaration intervient alors que le récent échange par le gouvernement malien de quelque deux cents détenus contre quatre otages – un dirigeant malien d’opposition, Soumaïla Cissé, la Française Sophie Pétronin et deux Italiens – a relancé les spéculations sur une reprise des contacts esquissés avec les djihadistes.

«La violence quasi quotidienne, associée à des allégations récurrentes de manquements aux droits de l’homme, a dressé les communautés les unes contre les autres d’une part, et contre les forces de sécurité et de défense d’autre part», écrit Smaïl Chergui.

Depuis le début de la crise au Mali en 2012, la présence militaire croissante d’acteurs multiples, la France, l’ONU et la force antidjihadiste du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), n’a produit que «des avancées non décisives», selon lui.

«Adapter les stratégies»

Les partenaires du Mali qui se sont déployés au Sahel «initialement pour une courte durée», rappelle le responsable africain dans une allusion transparente à l’armée française et sa force «Barkhane», «s’y trouvent toujours».

«Le moment est venu de revisiter et d’adapter les stratégies de stabilisation de la région du Sahel pour les unifier», poursuit-il. «Toute idée innovante est la bienvenue pour faire taire les armes en Afrique, en premier lieu celles portées par les terroristes et les extrémistes violents», fait valoir M. Chergui.

L’accord conclu en février entre les Etats-Unis et les talibans afghans «peut inspirer nos Etats membres pour explorer le dialogue avec les extrémistes et les encourager à déposer les armes, en particulier ceux qui ont été enrôlés de force», écrit-il.

«Nous devons également réaffirmer notre détermination à stopper la propagation du terrorisme et l’extrémisme violent, à assécher leurs sources de financement et à mettre un terme à leurs agissements criminels», reconnaît-il néanmoins.

Des émissaires vers les chefs djihadistes

Au Mali, les perspectives d’une accalmie sur le terrain après la libération des otages il y a une semaine se sont rapidement évanouies. Douze civils et onze militaires maliens ont été tués mardi 13 octobre par de présumés djihadistes dans le centre du Mali. Et dans le nord-est du pays, un casque bleu de l’ONU a été tué et un autre grièvement blessé jeudi par une explosion.

Paris a marqué ses distances avec les conditions acceptées par Bamako pour obtenir la libération des otages. «La France n’a en rien été impliquée dans des négociations d’aucune sorte avec ce groupe terroriste que nous continuerons à combattre avec la dernière détermination», a assuré mercredi le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre. Il visait ainsi le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), dirigé par le chef touareg malien Iyad Ag Ghali, affilié à Al-Qaida, qui détenait les otages.

Les gouvernements malien et français avaient balayé les recommandations d’une conférence d’entente nationale organisée en 2017 à Bamako, en faveur de l’ouverture de négociations avec Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa, un autre dirigeant du GSIM, dont le groupe opère dans le centre du pays.

En mai 2019, Bamako avait de nouveau sèchement rejeté les suggestions d’un rapport du groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) proposant de combiner pression militaire, dialogue et désarmement pour amener les chefs djihadistes à la table des négociations. Le mois suivant, le président de l’époque Ibrahim Boubaca Keïta avait néanmoins nommé un «haut représentant» pour le centre du Mali, Dioncounda Traoré.

En début d’année, M. Traoré a indiqué avoir envoyé des émissaires vers Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa, peu avant que M. Keïta ne brise lui-même un dogme officiel en se disant prêt à ouvrir un dialogue avec les djihadistes. Très peu d’informations ont filtré sur la réalité ou la teneur de tels contacts jusqu’à ce que le régime d’Ibrahim Boubaca Keïta soit emporté par un putsch le 18 août.

Avec AFP

PUBLICITÉ
CLIQUER POUR COMMENTER

COMMENTAIRE

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ACTUALITÉ

Présidentielle : trois ONG ivoiriennes invitent Ouattara à «parler» avec Bédié à 48h du vote

Avatar

Publié

le

Trois ONG ivoiriennes dont le GOFEHF ont appelé jeudi à Abidjan le chef de l’Etat Alassane Ouattara à «parler» avec Henri Konan Bédié sur leur différends liés à la présidentielle du 31 octobre 2020, à 48 h du vote, afin d’éviter une crise post-électorale.

«Je demande au président Alassane Ouattara de venir chez son grand-frère Henri Konan Bédié pour parler, car ce sont les deux qui ont la solution (de cette crise)», a dit Mme Rachel Gogoua, présidente du Groupe des organisations féminines pour l’égalité Homme-femme (GOFEHF).

Elle s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée par sa structure, le GOFEHF, l’ONG Vivre sans violence et le Réseau paix et sécurité pour les femmes de l’espace Cedeao Côte d’Ivoire (REPSFECO-CI).

Selon Mme Rachel Gogoua, en tant que chef d’Etat, la responsabilité incombe à M. Ouattara cette démarche. En outre, le Rhdp, son parti et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), présidé par M. Bédié, se disent «héritiers du père fondateur», Félix Houphouët-Boigny.

Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) et le Pdci se réclament du père fondateur, et «s’ils sont vraiment héritiers du père fondateur, il faut qu’ils viennent s’asseoir pour discuter et pour dialoguer», a-t-elle soutenu.

«On peut penser que les gens (les parties) refusent de dialoguer, parce qu’il y a eu un dialogue politique et il devait avoir un autre niveau de dialogue au plus haut niveau et ce dialogue manque», a fait observer Mme Rachel Gogoua.

Pour elle, «le président Alassane Ouattara doit s’asseoir avec son frère (Bédié, candidat à cette élection) puisqu’il l’appelle grand-frère». Et, les deux personnalités politiques devraient «s’asseoir pour parler» sur les enjeux de cette élection.

«Quand on est disciple de quelqu’un, on copie la personne», c’est pourquoi «nous demandons à Alassane Ouattara en tant père de la nation et président, il faut qu’ il vienne vers les autres (les candidats de l’opposition)» pour discuter, a ajouté Mme Rachel Gogoua.

Mme Nathalie Kouakou, présidente de l’ONG Vivre sans violence, a fait observer que «si le scrutin a lieu samedi (31 octobre 2020), il y aura plus de morts qu’il y a aujourd’hui, alors pourquoi tenir ces élections et pourquoi ne pas dialoguer ?».

«Si le président veut absolument tenir les élections samedi, il a 24h (la journée de vendredi) pour rencontrer son grand-frère pour que tous deux sortent devant nous et disent ce qu’ils ont décidé, car nous voulons qu’ ils préservent la vie des Ivoiriens», a-t-elle poursuivi.

L’émotion dans la voix, elle a dit, «nous femmes et mères, c’est la vie de nos enfants et aussi de nos maris qui est menacée», rappelant que les heurts qui se passent à l’intérieur du pays sont «inacceptables et il faut que les deux se rencontrent au plus tard demain (vendredi)».

Elle a par ailleurs appelé la diplomatie internationale à peser de tout son poids pour que les deux personnalités politiques, autrefois alliées, se rencontrent avant le vote, afin que la fumée blanche sorte au plus tard vendredi.

Me Geneviève Diallo-Sissoko, présidente de l’ONG Vivre sans violence, a déclaré attendre les mêmes dispositions de l’opposition qui a lancé un message de désobéissance civile dont les conséquences sont virales. Celle-ci doit être également favorable au dialogue pour éviter au pays une autre crise post-électorale.

«Est-ce que l’opposition veut vraiment que la Côte d’Ivoire brûle?», a lancé Me Geneviève Diallo-Sissoko, présidente de REPSFECOCI pour qui l’opposition devrait revoir son mot d’ordre de boycott actif du scrutin.

Mme Rachel Gogoua a dénoncé la «diplomatie internationale», notamment l’envoi d’observateurs alors qu’ il existe une forte tension entre les parties, tout en martelant «si c’est des observateurs des morts ou pour les enterrements des morts».

Selon elle, ils devraient «amener les gens à s’asseoir pour dialoguer», indexant entre autres l’Union africaine, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), le Centre Carter et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

La présidente du GOFEHF a aussi interpellé l’Organisation des Nations Unies sur son rôle. Pour elle, au lieu d’attendre qu’ il y ait des élections pour dire qu’il y a eu génocide, elle devrait prévenir cela.

Ces trois ONG annoncent la tenue vendredi matin d’un «rassemblement pacifique» au stade d’Anono, à Cocody, dans l’Est d’Abidjan, avant de faire mouvement chez le chef de l’Etat pour lui porter un message sur le risque d’une crise post-électorale.

AP/ls/APA

CONTINUER LA LECTURE

ACTUALITÉ

Le Rwanda détecte de nouveaux cas de Covid-19 dans un camp de réfugiés

Avatar

Publié

le

Un camp accueillant des réfugiés burundais à Mahama dans le district de Kirehe, dans le sud du Rwanda, a enregistré jeudi, 40 nouveaux cas de Covid-19, ont déclaré des autorités sanitaires.

Cela en fait le plus grand nombre d’infections dans ce village situé près de la frontière avec la Tanzanie, ont déclaré des responsables de la santé dans un rapport obtenu par APA à Kigali. Les rapports officiels indiquent que plus de 50.000 réfugiés vivent dans le camp, ce qui en fait le plus grand du Rwanda.

Depuis fin septembre, les réfugiés sont rentrés chez eux. S’il existe des mesures strictes au Rwanda, un pays qui maintient la fermeture de sa frontière, au Burundi, la situation semble être tout le contraire.

Aucun masque n’est porté au Burundi où il y a peu ou pas de mesures restrictives et le gouvernement affirme que le virus est sous contrôle. Pour le Rwanda, le nombre total d’infections a atteint 5.129 avec 45 nouveaux cas, notamment dans les camps de réfugiés de Mahama enregistrés au cours des dernières 24 heures.

Le camp de Mahama est divisé en 25 villages, avec un minimum de sept chefs dans chacun d’eux, selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

CU/as/fss/cgd/APA

CONTINUER LA LECTURE

L’INFO EN CONTINU

CÉLÉBRITÉSIl y a 1 heure

Côte d’Ivoire – Josey : la chanteuse a aussi fait l’École Normale d’Administration

Plusieurs téléspectateurs ont eu l’agréable surprise de l’apprendre hier sur les antennes de France 24. Au micro de Meryem Amellal...

SPORTSIl y a 1 heure

Europa League : résultat des matchs de ce jour !

Recevez ici le résultat des rencontres disputées ce jeudi 29 octobre 2020 à l’issue de la deuxième journée en Europa...

CÉLÉBRITÉSIl y a 2 heures

Côte d’Ivoire : «DJ Arafat m’avait parlé. C’est maintenant que je comprends…», Debordo Leekunfa

Plusieurs mois après avoir mis fin à sa collaboration avec l’arrangeur Bebi Philip, voici ce que Debordo Leekunfa a décidé...

CULTUREIl y a 2 heures

Rwanda : le parc Mukura-Gishwati devient patrimoine mondial de l’UNESCO

Le quatrième parc national du Rwanda, Gishwati Mukura, composé de deux forêts distinctes – les plus grandes Gishwati et Mukura,...

CULTUREIl y a 2 heures

Le Botswana s’inquiète de la mort mystérieuse de 55 vautours

Le gouvernement du Botswana a signalé jeudi la mort de 55 vautours à dos blanc dans la région centrale du...

ACTUALITÉIl y a 3 heures

Présidentielle : trois ONG ivoiriennes invitent Ouattara à «parler» avec Bédié à 48h du vote

Trois ONG ivoiriennes dont le GOFEHF ont appelé jeudi à Abidjan le chef de l’Etat Alassane Ouattara à «parler» avec...

ACTUALITÉIl y a 3 heures

Le Rwanda détecte de nouveaux cas de Covid-19 dans un camp de réfugiés

Un camp accueillant des réfugiés burundais à Mahama dans le district de Kirehe, dans le sud du Rwanda, a enregistré...

ACTUALITÉIl y a 3 heures

Présidentielle ivoirienne : Gbagbo appelle Ouattara à «discuter» avec l’opposition

L’ancien chef d’Etat Laurent Gbagbo appelle Alassane Ouattara dont la candidature à la présidentielle ivoirienne est contestée, à «discuter» avec...

CÉLÉBRITÉSIl y a 3 heures

États-Unis : arrestation d’un producteur d’Hollywood de nouveau accusé d’agression sexuelle

David Guillod, un producteur d’Hollywood libéré sous caution après avoir été inculpé de viol, agression sexuelle et séquestration par quatre...

ACTUALITÉIl y a 3 heures

Sénégal : «au moins 140 morts» dans le naufrage d’un bateau de migrants

«Au moins 140 personnes» sont mortes dans le naufrage d’une embarcation de migrants la semaine dernière au large du Sénégal,...

ACTUALITÉIl y a 3 heures

Une femme noire accède à un poste clé de la police new-yorkaise, une première

Une femme noire, Juanita Holmes, a été promue jeudi 29 octobre à l’un des postes clé de la police new-yorkaise,...

ACTUALITÉIl y a 4 heures

Attaque de Nice : Trump exprime sa solidarité avec la France

Le président américain Donald Trump a exprimé jeudi 29 octobre sa solidarité avec la France après une attaque meurtrière au...

SPORTSIl y a 4 heures

Barça : réaction de Koeman à propos de la performance de Griezmann en Ldc

Après la rencontre, l’entraîneur catalan s’est exprimé en conférence de presse et sur la performance de Antoine Griezmann au cours...

SPORTSIl y a 5 heures

Messi ou Cristiano ? : Frank Lampard a fait son choix !

Le débat entre Léo Messi et Cristiano Ronaldo continue de diviser le monde du football et d’attirer l’attention de plusieurs...

SANTÉIl y a 5 heures

Covid-19 : Véran demande à tous les hôpitaux d’activer leur plan blanc pour «libérer» des lits

Tous les établissements de santé français doivent déclencher «sans attendre» leur plan blanc et déprogrammer des activités médicales «afin de...

TECHIl y a 5 heures

Twitter retire un tweet de l’ex-premier ministre malaisien affirmant que «les musulmans ont le droit de tuer des Français»

Sommé par le gouvernement français d’agir au plus vite, le réseau social Twitter a retiré jeudi après-midi un message de...

ACTUALITÉIl y a 5 heures

Attentat à Nice : le chef de l’ONU «condamne fermement l’attaque odieuse»

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres «condamne fermement l’attaque odieuse» survenue jeudi à Nice, dans le sud de la...

ACTUALITÉIl y a 5 heures

Reconfinement : le Sénat refuse son soutien au gouvernement, dénonçant «un vote inutile»

Le Sénat dominé par l’opposition de droite a refusé jeudi 29 octobre d’apporter son soutien au gouvernement et au reconfinement...